Les apollons, partie 2 : l’apollon !

Voici donc l’apollon, le plus grand, le plus rapide, celui qui se joue des rafales de vent et des dénivelés grâce à son vol puissant !

Apollon sur sa marguerite, recto. Sony A99, sigma 105mm macro.
Apollon sur sa marguerite, recto. Sony A99, sigma 105mm macro.

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Les apollons partie 1 : semi-apollon, le retour !

Les apollons partie 1 : semi-apollon, le retour !

J’ai déjà rencontré le semi-apollon, parnassius mnemosyne, il y a 4 ans, au pied du mont Thabor, en Savoie. Je n’avais pu faire que quelques photos d’un spécimen dont l’aile s’était froissée durant sa sortie de chrysalide. Ne pouvant voler, il était forcément moins prompt à s’enfuir que les autres…

Semi-apollon posé sur un pissenlit. Parfois le support est bien choisit mais cela reste rare !
Semi-apollon posé sur un pissenlit. Parfois le support est bien choisit mais cela reste rare ! Sony A99, 100mm, f/4,5.

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Plaine des Maures : Lézards ocellés, Tortues d’Hermann et Sérapias !

Retour dans la plaine des Maures !

Un peu plus de deux après ma première et seconde visite de la Réserve Naturelle, me voici de nouveau à explorer dalles rocheuses et cours d’eau temporaires pour une dizaine de jours mais cette fois-ci au printemps avec un objectif particulier : le lézard ocellé !

Lézard ocellé à l'entrée de son gîte, plaine des Maures
Lézard ocellé à l’entrée de son gîte, prenant le soleil !

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Préparer une sortie photo macro. Parce que se lever à 5h du matin pour rien ce n’est pas drôle !

Vous avez vu sur un forum, un site, un blog (celui-ci peut être ;) ) de belles photos d’insectes couverts de rosée au lever du soleil. La belle lumière et les gouttelettes brillantes vous ont donné envie de faire, vous aussi, ce type de photo.

Courageux, vous avez réglé le réveil de façon à être sur le site un peu avant le lever du soleil.

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Si la température est trop élevée, la rosée disparait en quelques minutes. Privilégiez les matinées fraiches pour pouvoir en profiter ! Libellule à quatre tâches, 105mm macro.

Le site ? Une prairie où vous voyez souvent voler des papillons et quelques grosses libellules. Ils doivent bien se poser quelque part pour dormir non ? Avec un peu de chance vous les trouverez ce matin !

En arrivant devant la prairie, le ciel se teinte de ses premières couleurs. Vous vous rendez vite compte que la forêt qui borde la prairie va laisser le site dans l’ombre pendant au moins une heure, le temps que le soleil passe au dessus de la cime des arbres. Adieu la belle lumière !

Pas complètement découragé, vous vous mettez en quête des libellules aperçues la veille. Quête qui reste sans résultat. D’ailleurs c’est inutile car ces libellules invisibles sont des genres aeschnes et anax, passant, pour la plupart des espèces, la nuit dans les arbres.

Un peu déçu, vous avez quand même pu photographier un petit argus, placé un peu à l’ombre. La rosée ? Avec cette chaleur, cela fait 30 minutes qu’elle s’est évaporée.

Pourtant, quelques outils et recherches vous auraient permis d’aller directement vers une autre prairie, à quelques kilomètres de là, bien éclairée et riche en petites bêtes où vos photos auraient été sans aucuns doutes meilleurs !

Pour éviter ce genre déconvenue, voyons comment préparer la prochaine sortie macro !

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Les apollons, papillons des montagnes !

Le but principal de mon séjour en Savoie était l’apollon ou plutôt les apollons, car là-haut dans la montagne se trouve trois espèces du genre parnassius : le semi-apollon (ici) volant en juin, l’apollon tout court, le plus grand et aussi le plus connu que j’avais déjà eu l’occasion de photographier dans le Vercors et en Vanoise  et enfin le petit apollon, celui qui manquait à ma photothèque.

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Petit apollon mâle au bord de l’Arc. Nikon D3x, 100mm, f2,5.
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Les apollons, chapitre deux : … l’apollon !

Apollon au reveil, parnassius apollo, Vanoise - Nikon D2x, 180mm, f4.
Apollon au reveil – Nikon D2x, 180mm, f4.

L’apollon est le deuxième représentant français de la famille des Parnassius à prendre son envol, juste après son petit frère, le semi-apollon. Cette année, le printemps pluvieux et froid a retardé l’émergence des papillons, les chrysalides ont sagement attendues l’arrivé du soleil pour s’ouvrir. Résultats, les premiers apollons n’ont été observés que début aout alors que l’année dernière j’avais pu en voir plusieurs dès le 15 juillet dans le Vercors !

Mais finalement, le grand papillon blanc a décidé de prendre son envol. Je suis donc parti à sa recherche dans le parc national de la Vanoise, endroit bien connu pour ses paysages, ses glaciers, ses marmottes sympathiques et autres joyeusetés montagnardes.

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Lys martagon, gazés et grenouilles rousses en haute-Maurienne.

Ce week-end, randonnée en montagne ! La neige a presque totalement fondu et les plus hauts sentiers sont maintenant accessibles. De part et d’autre du chemin, les alpages sont remplis de couleurs. Des centaines de fleurs, discrètes ou exubérantes tournent leurs étamines vers le soleil, faisant le bonheur des papillons et de tous les insectes bourdonnants !

Parmi ces fleurs se trouve le lys martagon, bien visible grâce à sa grande taille (jusqu’à 1 mètre) et ses nombreuses fleurs roses tachetées de pourpre. En partie fanés au départ du sentier, il m’a suffit de gagner 150 mètres d’altitude pour trouver des lys martagon “tout neuf”, certains n’ayant même aucune fleur ouverte.

Lys martagon sous les premiers rayons du soleil
Lys martagon sous les premiers rayons du soleil

Les fleurs ne sont pas les seules à m’accompagner le long du chemin : des papillons blancs volent de fleurs en fleurs et se posent parfois sur un lys d’ailleurs. Ces papillons, ce sont les gazés. De la famille des piérides, ce nom vient du fait que leurs ailes sont en partie transparentes.
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Rencontre avec le Bombyx du chêne.

En marchant dans la clairière je vois une drôle de feuille morte accrochée aux herbes. Je m’approche un peu plus près et je découvre ce couple de Bombyx du chêne !

J’avais bien vu le mâle passer à toute vitesse en zigzagant devant moi un peu plus tôt mais je l’avais perdu de vue. Et voila que je le retrouve – à gauche sur la photo – devant un femelle, posé tranquillement sur les brins d’herbes. Celui-ci a entamé une parade nuptiale mais la femelle n’a pas été sensible à ses avances, probablement déjà fécondée par un autre mâle. Le mâle de bombyx du chêne a rapidement comprit que ses efforts étaient sans espoirs, a fait vibrer ses ailes un court instant puis est repartit, fonçant  à travers la clairière à la recherche d’une autre femelle à séduire !

Couple de bombyx du chêne. 180mm macro et réflecteur.
Couple de bombyx du chêne. 180mm macro et réflecteur.

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Les Apollons, chapitre Un : le semi-apollon.

Le semi-apollon, premier de la famille à s’envoler !

Papillons spectaculaires, de grande taille, ornés de blanc, de gris et de rouge, les apollons parcourent la montagne d’un vol puissant, passant des clairières aux zones humides d’altitudes.

Appartenant à la famille des Papillonidés et au genre  Parnassius, il en existe trois espèces en France : le semi-apollon Parnassius mnemosyne, l’apollon Parnassius apollo et le petit apollon Parnassius phoebus.

De couleurs blanche et gris foncé, le semi-apollon est le plus discret du genre, ses cousins arborant des ocelles rouges. De loin il ressemble à une grosse piéride mais son vol est différent à cause de la façon dont il fait vibrer ses ailes postérieures. La pointe les ailes de Parnassius mnemosyne est également quasi-transparente comme le montre la photo ci-dessous ou on peut voir la couleur verte des feuilles à travers la membrane.

Notre semi-apollon est la première espèce du genre à émerger, généralement durant le mois de juin. Cette année, les conditions climatiques plutôt…fraiches… ont retardé l’envol des papillons.

C’est donc seulement le 30 juin que j’ai pu trouver un groupe de semi-apollons volant dans une clairière, à 2000m d’altitude.  Comme tous les apollons, Parnassius mnemosyne ne vole que lorsque le soleil est présent et se pose dès qu’un nuage passe. Et en ce dimanche de juin, le ciel était uniformément bleu ! Après avoir suivi les semi-apollons volant à toute vitesse à travers la clairière en espérant qu’ils se posent sur une fleur (ce qu’ils font mais seulement quelques secondes) j’ai trouvé le spécimen en photo dans cet article.

Semi-apollon,Parnassius mnemosyne, dans une clairière des Alpes
Sigma 180mm macro et flash cobra pour déboucher les ombres.

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Photographier les papillons : milieux, techniques et matériel.

Voletant de fleurs en fleurs, les papillons attirent inévitablement l’oeil du photographe de nature. Présent en prairies, forêts, au bord des rivières et des étangs, il en existe des dizaines d’espèces et autant de couleurs et tailles différentes. Et en les voyant papillonner autour de nous, arrive forcement l’envie de photographier les papillons.

Cet article vous donnera quelques clés pour trouver et photographier les papillons, à quel moment de la journée (matin, après-midi ou soir) et avec quel matériel (compact, reflex, objectif macro). Enfin, vous trouverez des cas pratiques : photographier les papillons au coucher du soleil, dans la rosée, en gros plan et en pleine journée.

Bonne lecture !

Ou trouver les papillons ?

Les papillons vivent dans les milieux ou poussent leurs plantes hôtes. Trouver ces plantes signifie souvent trouver les espèces de papillons qui leurs sont liées mais pas toujours. Par exemple, les apollons dépendent des sédums. or les sédums poussent dans de nombreux endroits rocailleux ou l’apollon n’est pas présent.

La prairie fleurie est un très bon milieu pour commencer la photographie de papillons. La diversité des fleurs attirera de nombreuses espèces tout au long de la saison, entre fin mars et début octobre. Choisissez de préférence une prairie bien éclairée de façon à pouvoir profiter des lumières du matin ou du soir voir des deux !

Une fois trouvé votre prairie à papillons, vous pouvez commencer à penser “photo” !

Quand photographier les papillons ?

Le matin :

Cette période, commençant un peu avant le levé du soleil et finissant environ 2h après, est très favorable à la photographie de papillons. La température et la faible lumière les tiennent immobiles. En marchant doucement, inspectez chaque fleurs et tiges. Vous trouverez plus ou moins vite un ou deux papillons engourdis, parfois beaucoup plus.

Comme votre papillon est incapable de bouger, vous pourrez sans soucis écarter un brin d’herbe, pousser quelques feuilles, positionner vos flashs, trépieds… Tout cela délicatement bien sur, pas question de “passer la tondeuse” autour de votre sujet !

Photographier les papillons - Les demi-deuils ouvrent tous leurs ailes dès que les premiers rayons du soleil apparaissent
Les demi-deuils ouvrent leurs ailes dès que les premiers rayons du soleil apparaissent

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