Un automne dans la plaine des Maures.

Cet automne j’ai eu l’occasion de passer deux mois dans le Var pour participer au suivi d’une population de tortues d’Hermann. J’avais rencontré ma première tortue dans la plaine des Maures quelques semaines plus tôt (ici), ce suivi fut l’occasion d’en rencontrer beaucoup d’autres !!

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Jeunes tortues âgées de quelques années. Le programme de suivi permet de contrôler leurs croissances et leurs déplacements.

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Photo de Salamandre tachetée : portrait nocturne !

Ma dernière visite nocturne aux salamandres. Bien décidé à obtenir enfin un portrait correct de l’animal, j’ai privilégié la lumière de la lampe frontale à celle du flash, trop puissante. Pour cette photo de salamandre la lampe est placée sur la gauche, derrière un diffuseur. J’ai placé un réflecteur sur la droite pour éviter que ce coté de la salamandre soit complètement noir. Le D800e m’a aussi bien aidé grâce à sa grande dynamique et sa bonne montée en isos. Malheureusement j’ai dû le rendre à la fin de la soirée !

Photo de salamandre tachetée
Nikon D800E et 180mm macro

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La reproduction des crapauds communs bat son plein !

Couple de crapauds communs au bord de la mare.
Amplexus de crapauds communs. Nikon D2x et 180mm macro.

Les petits cris aigües des crapauds résonnent dans le sous-bois. Partout sur les berges de la mare forestière, des mouvements d’eau signalent la présence des amphibiens.

Profitant enfin de la montée des températures les crapauds communs mâles sont sortis de leurs abris hivernaux et se sont dirigés d’un pas rapide vers leurs lieux de reproduction. Les plus chanceux auront réussis à croiser le chemin d’une femelle avant même d’avoir mis une  patte dans l’eau. Les autres mâles attendent en surface l’arrivée d’une dame et quand celle-ci se montrent ils se ruent dessus. Ici c’est premier arrivé, premier servi, le plus rapide repoussant ses congénères à grand coups de pattes arrières. Mais si la femelle n’arrive pas à échapper à ses prétendants elle se retrouvera vite avec deux, trois, six mâles sur le dos et pourra finir par mourir noyée. La reproduction n’est pas tendre chez les crapauds…

Pour plus d’informations sur la reproduction des crapauds communs et avoir quelques pistes pour les photographier, vous pouvez jeter un oeil sur cette page !

M. Triton Alpestre sur son lit de mousse.

Triton alpestre
C’est en soulevant des pierres au cours d’une petite sortie herpétologie que j’ai trouvé ce mâle de triton alpestre. C’est la seconde fois que je trouve cette espèce dans cette forêt du Val d’Oise, département dans lequel il n’est, selon les guides, pas censé être présent. Cela dit, la frontière avec l’Oise où Ichthyosaura alpestris est référencé n’est qu’à quelques kilomètres.

Le mâle de cette espèce est facilement identifiable à sa livrée bleu sombre, ses zones bleu clair et son ventre orange vif. Par contre il est difficile de différencier la femelle, de couleur marron-beige clair de celle du triton palmé.

J’ai déposé le petit amphibien sur de la mousse le temps de la photo, avant de le remettre la ou je l’avais trouvé.

Photographier la salamandre tachetée.

 Présentation de Salamandra salamandra terrestris

 La salamandre tachetée est un amphibien de la famille des urodèles, comme ses cousins les tritons. Noire à tâches jaunes, mesurant entre 15 et 20 centimètres de long à l’âge adulte, elle peut vivre plus de 15 ans. C’est un animal attachant, qui, avec sa « bonne bouille » a toujours l’air de sourire. Elle se déplace lentement, faisant de nombreuses pauses durant lesquelles elle reste immobile.

Salamandre tachetée, salamandra salamandra terrestris, sur la route
Nikon D2x, 180mm macro, 30 secondes de pose à la lumière des phares.

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Le retour des Salamandres tachetées

L'oeil de la salamandre

Profitant de la pluie et surtout de la température très douce pour la saison (7°c !) les salamandres ont quitté leurs abris, direction les flaques d’eaux les plus proches pour aller mettre bas leurs larves.

J’ai photographié celle-ci, au milieu des mousses, à la lumière de la lampe frontale. J’ai pu prendre deux photos, une première ratée et celle-ci. La salamandre a bougé durant les 30 secondes de pose, expliquant cet effet de lumière étrange.

Au cours de cette sortie nocturne j’ai pu compter sept femelles autour d’un bassin rectangulaire de 30 mètres de long sur 15 de large. J’en ai profité pour photographier leurs tâches dorsales qui forment des motifs uniques, propres à chaque spécimen.

Ces photos n’étant pas toujours très lisibles, j’ai modélisé chaque salamandre avec un logiciel de dessin de façon à pouvoir comparer leurs tâches plus facilement.

Patrons dorsaux de salamandres tachetées

Portrait du crapaud sonneur à ventre jaune

Portrait de sonneur à ventre jaune

Le crapaud sonneur à ventre jaune est un petit crapaud fréquentant les milieux temporaires forestiers : trous d’eau, ornières et autres fossés. Pas regardant sur la qualité de l’eau, la moindre flaque lui convient pourvue qu’elle soit assez profonde (une vingtaine de centimètres).

En Ardèche, limite méridionale de son aire de répartition, le sonneur a choisi les vasques granitiques des bords de rivière pour se reproduire.

Son aire de répartition dans le département suit donc le lit de quelques cours d’eau. Pas tous, loin de là, car le petit crapaud reste rare.

Celui-ci, photographié au bord de la Bourges, passait d’une vasque à une autre. Immobile à l’approche de l’objectif, il n’a pas bougé d’un millimètre durant la longue seconde de pose

Pour plus d’information sur les sonneurs à ventre jaune, je vous invite à visiter cette page de mon site.

Bâillement de rainette méridionale.

Rainette méridionale

Parti à la recherche des rainettes autour d’une mare, j’ai fini par en trouver une !

Cachée à l’interieur d’une touffe de joncs, elle a bougé à mon passage puis s’est immobilisée.

Sure de son camouflage, elle m’a oublié, a même fini par s’ennuyer et s’est mise à bailler plusieurs fois !

Photographier la reproduction des crapauds communs.

Début Mars, la température remonte, les arbres bourgeonnent, les perces-neige exhibent leurs premières clochettes blanches.

A l’intérieur du sous-bois, enfouis sous les feuilles mortes et les souches, les amphibiens ont reçu le signal.
Les grenouilles rousses seront les premières à rejoindre la mare pour se reproduire bientôt suivies par les crapauds et les tritons.

Portrait de crapaud commun
Regard de crapaud au travers des feuilles

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Regard de crapaud commun.

Regard de crapaud

Démarrage de la saison de reproduction chez les crapauds. Nettement moins nombreux et plus farouches que l’année dernière, ils n’étaient qu’une petite trentaine au bord de l’eau. La plupart des femelles avaient déjà pondues sur une seule berge de l’étang.

Rien à voir avec l’effervescence de l’année précédente et ses centaines d’individus !

Cependant, un mâle sympathique a accepté de tenir la pose quelques minutes, à moitié caché derrière une touffe de verdure.