Rencontre aquatique avec la couleuvre vipérine !

Glissant furtivement entre les galets, la couleuvre vipérine traque sa proie. Soudain, elle s’immobilise, son long corps marbré semblant se fondre avec le sable et les pierres de la rivière.

Un jeune vairon porté par le courant s’approche à quelques centimètres du serpent. Inconscient du danger, le petit poisson reste là, dos tourné au prédateur pendant quelques secondes…. puis repart. Ce jour là, la couleuvre est de bonne humeur !

Après une approche lente sur les galets glissants, je glisse le caisson de plus en plus près de la couleuvre.

M’ignorant superbement, le reptile se pose face à la vitre quelques instants puis glisse vers les profondeurs du cours d’eau.

 

Couleuvre vipérine en chasse sous l'eau

La couleuvre vipérine est un serpent de petite taille, mesurant maximum 80 cm. Elle n’est absolument pas dangereuse et assez craintive. On la trouve au bord ou dans les cours d’eau, torrents, canaux et autres rivières.

Bâillement de rainette méridionale.

Rainette méridionale

Parti à la recherche des rainettes autour d’une mare, j’ai fini par en trouver une !

Cachée à l’interieur d’une touffe de joncs, elle a bougé à mon passage puis s’est immobilisée.

Sure de son camouflage, elle m’a oublié, a même fini par s’ennuyer et s’est mise à bailler plusieurs fois !

Regard de crapaud commun.

Regard de crapaud

Démarrage de la saison de reproduction chez les crapauds. Nettement moins nombreux et plus farouches que l’année dernière, ils n’étaient qu’une petite trentaine au bord de l’eau. La plupart des femelles avaient déjà pondues sur une seule berge de l’étang.

Rien à voir avec l’effervescence de l’année précédente et ses centaines d’individus !

Cependant, un mâle sympathique a accepté de tenir la pose quelques minutes, à moitié caché derrière une touffe de verdure.

Triturus cristatus, le plus grand des tritons de France.

Triton crêté

C’est la saison des amours chez les tritons crêtés. Sortis de leurs abris ou ils ont passé l’hiver, ils ont rejoins la mare la plus proche et ont sauté à l’eau ! Là les mâles ont enfilé leur costume nuptial en développant, pour cette espèce, une crête.Celui-ci à été sorti de sa mare quelques heures pour la réalisation de cette photo. Il est éclairé par deux flashs, un sur le coté et l’autre au dessus.

La photographie en aquarium m’a posé plusieurs problèmes notamment concernant la netteté et les reflets parasites. D’autre part, l’aquarium ne permet pas vraiment de varier les cadrages et les angles de vues. Face à cela, je réfléchis à une solution pour photographier les tritons directement dans leurs milieux naturels. Le lieu est trouvé, reste l’équipement…

Il est possible d’observer les tritons en phase aquatique de février à juillet. Ils fréquentent toute sorte de mares, étangs, trous d’eau, de préférence sans poissons. Si l’eau est claire, ils se laissent observer si l’on évite les mouvements brusques. La mare d?où provient ce spécimen est habitée par trois espèces : le triton palmé, le triton ponctué et le triton crêté.
Les habitudes sont différentes en fonctions des espèces : j’observe le triton ponctué de jour et en pleine eau alors que le triton crêté est visible beaucoup plus facilement de nuit et reste le plus souvent au fond.