Aeschne bleue et épeire fasciée, deux sujets de fin d’été.

Ça y est, voici le mois de septembre ! Nos petites bêtes favorites sont toujours là mais il faut bien admettre qu’elles se font plus rares suivant l’endroit de France où on se trouve. Ce n’est plus l’effervescence de début juillet.

Faudrait-il déjà ranger le matériel en attendant la saison prochaine ? Bien sur que non !!

Car si le calendrier des insectes et autres bestioles a prévu des sujets en mars-avril pour commencer la saison, il en a aussi prévu pour le mois de septembre (et même octobre pour les plus chanceux) pour la finir en beauté !

Aeschne bleue femelle, l'une des grandes odonates de fin de saison. Sony A99, 105mm macro.
Aeschne bleue femelle, l’une des grandes odonates de fin de saison. Sony A99, sigma 105mm macro.

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Minolta / Sony 70-200 F2,8 Apo G SSM – retour après quelques mois d’utilisation.

minolta 70-200 f2,8 ssm
Plaque métallique caractéristique des objectifs SSM Minolta.

Présentation. 

En mars dernier un bel objectif est venu rejoindre mon sac photo : l’ AF 70-200mm F2,8 APO G (D) SSM de Minolta. Il s’agit de l’une des dernières créations de Minolta avec le 300mm F2,8 SSM et l’introuvable 28-70 SSM avant son rachat par Sony en 2006.

Sony a d’ailleurs conservé cet objectif dans sa gamme optique, procédant à quelques changements cosmétiques et modifiant le traitement de surface des lentilles. Ce qui suit est donc également applicable au 70-200 mm F2.8 G SSM actuellement en vente.

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Les grosses petites bêtes du sud, deuxième partie !

Il est maintenant temps de quitter la friche pour se diriger vers la lisière de la forêt. La nuit tombante laisse entendre le vrombissement de gros coléoptères, très gros même puisque le lucane cerf-volant, Lucanus cervus, peut dépasser les 8 centimètres de long !

Lucanus cervus à la recherche d'une femelle.
Lucanus cervus à la recherche d’une femelle.

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Photographions les larves et émergences de libellules.

Si la larve n’est pas aussi photogénique que l’insecte adulte elle est intéressante par les comportements qu’elle peut avoir.

Pour la photographier dans de bonnes conditions, il faut la sortir de son élément naturel à l’aide d’une épuisette et la placer dans un aquarium préparé à l’avance. L’eau sera ainsi bien plus claire que celle de la mare, le décor plus adapté à la photographie et la larve ne pourra pas s’enfuir.
Des flashs électroniques seront nécessaires pour éclairer le sujet. Si la séance photographique est de courte durée, la larve sera remise à l’eau immédiatement après.

Larve d'anax empereur
Larve d’anax empereur sur fond blanc. Pour cette photo, il a fallu sortir la larve de l’eau à l’aide d’une pince souple.
C’est une opération sans danger pour la larve qui peut supporter plusieurs jours de sécheresse.

Par contre pour capturer des comportements comme la détente du masque vers une proie ou la mue, la larve peut être conservée plusieurs jours en prenant garde à changer l’eau régulièrement et à nourrir la larve avec de petits invertébrés soit pêchés dans une mare soit achetés en animalerie (vers de vase). Personnellement, pour de grosses larves d’aeschne et d’anax, j’utilise les petits vers de terre du compost.

La proie sera lâchée dans l’eau, près de la larve. Si celle-ci a faim, elle se montrera tout de suite intéressée, s’approchera doucement et dépliera son masque qui ramènera la proie vers ses mandibules. La capture est très rapide et demandera sûrement plusieurs essais avant d’obtenir un résultat satisfaisant.

Au bout d’une période variant selon les espèces, la larve s’immobilise et entame sa mue. Ce processus est assez lent, mais n’intervient qu’une dizaine de fois dans la vie de la larve. Il faut donc la surveiller attentivement sous peine de devoir attendre au mieux une semaine, au pire plus d’un mois la mue suivante.

Larve d'anax dans un aquarium
La même larve, à l’affut. Un éclairage indirect est necessaire afin d’éviter les reflets.
Ici, un flash en hauteur équipé d’une boite à lumière et un autre placé à droite, à 90°.

Il est possible de conserver la larve jusqu’à l’émergence, c’est-à-dire, jusqu’à sa transformation en libellule adulte. Pendant la croissance de la larve, il est nécessaire de l’identifier et de se renseigner sur les conditions d’émergence de l’espèce. En effet, certaines auront besoin de parcourir une grande distance avant d’émerger, d’autres auront besoin d’un support horizontal, d’autres encore émergeront au milieu de la nuit.

Pour commencer, il est préférable de capturer une larve d’anisoptère au dernier stade, plus précisément, une larve d’aeshna cyanea, grande espèce très commune, très tolérante par rapport à la qualité de l’eau et résistant à la chaleur.

Les premiers signes de l’approche de l’émergence chez cette espèce seront l’augmentation de la surface des yeux. Ceux-ci vont progressivement augmenter en taille jusqu?à se joindre en une courte ligne. Ensuite la larve cessera de s’alimenter. Il faut alors la surveiller attentivement car l’émergence est très proche. D’une façon générale, elle intervient surtout la nuit ce qui permet à la libellule de s’envoler avec les premiers rayons du soleil.

La larve montera sur le support, branche ou tige végétale, que l’on aura placé dans l’aquarium à cet effet. Il va de soi que ce support doit dépasser de l’eau de plusieurs centimètres. Après quelques minutes d’immobilité, la peau de la larve se fendra à la base de la tête et la libellule adulte commencera à sortir. Elle se laissera pendre en arrière plusieurs minutes afin de laisser ses pattes puis se redressera et dégagera son abdomen de la dépouille larvaire. Ses ailes et son corps s’étendront sous l’action d’un fluide corporel, l’émolymphe. Arrivée à taille adulte, la libellule effectuera un premier vol, se posera, achèvera son séchage puis partira.

Emergence de l'anax empereur
Anax empereur 2h30 après le début de l’émergence.
Cette espèce n’a pas besoin de s’éloigner de l’eau mais émerge au milieu de la nuit. On ne peut pas tout avoir !

La durée de l’émergence varie selon les espèces mais les deux que j’ai pu observer, chez cordulia aenea et anax imperator, ont durée environ 3 heures… il faut donc avoir du temps devant soi !

Vous pouvez voir la totalité de l’émergence de l’anax empereur ici !

 

 

Comment photographier les libellules : matériel et approche.

Approche et matériel

En premier lieu, un minimum de connaissances sur ces insectes est nécessaire. Les libellules sont divisées en deux groupes. Les zygoptères comprennent les plus petites espèces, elles se reconnaissent par leur abdomen en forme d’allumette. Les anisoptères sont généralement plus grands. Une bonne façon de différencier les deux genres est d’observer la façon dont la libellule place ses ailes lorsqu’elle est posée. Si elle les regroupe verticalement au-dessus du thorax, il s’agit d’un zygoptère, si elle les garde écartées, à plat ou légèrement vers l’avant, c’est un anisoptère.

Aeschne bleue perchée dans un arbre
Aeschne bleue, anisoptè

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L’émergence d’Anax Imperator, l’Anax empereur

L’Anax empereur est la plus grande libellule d’Europe, elle peut dépasser les 10 cm d’envergure.

La larve de cette espèce est aussi la plus grande que l’on puisse trouver dans les mares et étangs. Elle passera deux années dans l’eau.

L’émergence se produit au printemps de la seconde année. La larve cesse de s’alimenter quelques jours avant et effectue plusieurs sorties hors de l’eau afin d’adapter son système respiratoire à l’air libre.

L’émergence se produit la nuit ou très tôt le matin, la libellule prenant son envol avec les premiers rayons du soleil. La série de photographies ci dessous a commencée à 1h30 du matin pour se terminer 3 heures plus tard.

Emergence de l'anax empereur en studio sur fond blanc